Constitution de partie civile et défense pénale des victimes : obtenir réparation et être entendu

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Constitution de partie civile et défense pénale des victimes : obtenir réparation et être entendu devant les tribunaux

Vous avez été victime d’une infraction — violence, agression, accident de la route causé par un tiers, acte criminel — et vous souhaitez non seulement être indemnisé, mais aussi être entendu dans le procès pénal qui suivra ? La constitution de partie civile est le mécanisme juridique qui vous permet d’agir à la fois sur le terrain de la condamnation pénale de l’auteur et sur celui de la réparation de vos préjudices. Maître Anne Gibelin intervient sur ces deux volets.

Qu’est-ce que la constitution de partie civile ?

La partie civile est la victime qui choisit d’intervenir dans une procédure pénale pour y faire reconnaître son préjudice et obtenir réparation. La constitution peut intervenir dès le dépôt de plainte, au stade de l’instruction, ou à l’audience devant le tribunal correctionnel ou la cour criminelle.

Pourquoi se faire représenter par un avocat en tant que partie civile ?

L’avocat de la partie civile joue un rôle actif distinct de celui du procureur : poser des questions lors des auditions, demander des actes d’instruction, contester les conclusions d’expert, plaider l’indemnisation à l’audience, faire appel des décisions défavorables. Si votre préjudice inclut des séquelles neurologiques, lisez aussi notre article sur le traumatisme crânien et le handicap invisible.

Le volet pénal et le volet indemnitaire : deux combats menés ensemble

Sur le plan pénal, il s’agit de s’assurer que les faits sont correctement qualifiés, que les circonstances aggravantes sont retenues, que la peine est à la hauteur des faits. Sur le plan civil, au sein de la même audience, il faut plaider chaque poste de préjudice selon la nomenclature Dintilhac et obtenir la condamnation du prévenu à indemniser intégralement la victime.

Les infractions les plus fréquemment rencontrées

  • Violences volontaires avec incapacité de travail
  • Homicides et blessures involontaires (accidents de route, accidents du travail)
  • Agression sexuelle et viol
  • Enlèvements et séquestrations — lire aussi notre article sur les cryptorapts et enlèvements liés aux cryptomonnaies
  • Violences intrafamiliales
  • Actes de terrorisme

Que se passe-t-il si l’auteur est insolvable ou en fuite ?

La victime peut saisir la CIVI pour obtenir une indemnisation via le FGTI, même sans condamnation définitive. Délai : 3 ans à compter des faits, ou 1 an après la décision pénale définitive.

Une double compétence au service des victimes

Ce qui distingue l’intervention de Maître Anne Gibelin, c’est la combinaison d’une compétence en droit pénal des victimes et d’une expertise poussée en évaluation du dommage corporel. Cette approche intégrée s’applique aussi bien aux victimes d’accidents de trottinette qu’aux victimes de violences graves.


Vous êtes victime d’une infraction et souhaitez vous constituer partie civile ? Contactez le cabinet.

Quelle différence entre se constituer partie civile et simplement porter plainte ?

Porter plainte déclenche une enquête. La constitution de partie civile va plus loin : elle fait de la victime un acteur de la procédure, avec le droit d’obtenir des actes, d’accéder au dossier et de plaider l’indemnisation à l’audience.

Puis-je me constituer partie civile même si la plainte a été classée sans suite ?

Oui, via une plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d’instruction. Cette démarche peut relancer l’enquête et contraindre l’ouverture d’une information judiciaire.

Le tribunal peut-il condamner l’auteur sans m’indemniser ?

Le tribunal peut renvoyer l’indemnisation devant une juridiction civile. Il est donc crucial de plaider précisément chaque préjudice et de présenter un dossier médical complet pour que le tribunal statue directement.

Vous pouvez nous également nous contacter par téléphone 06 56 66 75 52‬ ou par email anne.gibelin@avocat.fr
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