Complication chirurgicale : faute ou risque inhérent à l’acte ?
Toute complication après une opération n’engage pas la responsabilité du chirurgien. La question est de savoir si le dommage résulte d’une faute — geste techniquement fautif, mauvaise indication opératoire, défaut de surveillance post-opératoire — ou d’un risque connu qui s’est réalisé sans erreur. Cette distinction commande toute la suite.
Plusieurs situations relèvent typiquement de la faute : lésion d’un organe ou d’un nerf voisin du champ opératoire, oubli de matériel, erreur de côté ou de patient, indication opératoire non justifiée, absence de réaction devant des signes d’alerte post-opératoires.
Le défaut d’information : une faute à part entière
C’est le terrain le plus souvent négligé par les victimes, et le plus efficace. Le chirurgien doit vous informer des risques fréquents ou graves, même exceptionnels, et c’est à lui de prouver qu’il l’a fait — la charge de la preuve lui incombe. Un consentement signé la veille de l’intervention, sans délai de réflexion, ne suffit pas toujours.
Si le risque réalisé ne vous avait pas été exposé, vous êtes indemnisé au titre de la perte de chance d’avoir pu refuser ou différer l’opération, indépendamment de la qualité du geste. S’y ajoute le préjudice d’impréparation, autonome.
La chirurgie esthétique : une exigence renforcée
Lorsque l’intervention n’a pas de finalité thérapeutique, les tribunaux appliquent une obligation d’information particulièrement stricte, portant sur l’ensemble des risques, même minimes, ainsi que sur le coût. Le délai de réflexion entre le devis et l’acte est encadré.
Ce qu’il faut faire
Réclamez votre dossier médical complet — compte rendu opératoire, feuille d’anesthésie, transmissions infirmières, imagerie. L’établissement doit vous le remettre sous huit jours, et c’est sur ces pièces que tout se joue. Puis préparez l’expertise médicale, assisté d’un médecin-conseil de victime.
Si aucune faute n’est établie mais que les conséquences sont graves, l’ONIAM peut intervenir au titre de la solidarité nationale. En cas d’infection contractée après l’opération, le régime est bien plus favorable : la responsabilité est de plein droit.
À Lunel dans l’Hérault, l’action relève de la juridiction administrative, soit le tribunal administratif de Montpellier pour un établissement public, et de la juridiction civile, soit le tribunal judiciaire de Montpellier pour une clinique privée ou un chirurgien libéral.
Qui finance votre avocat ?
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Située à mi-chemin entre Nîmes et Montpellier, aux portes de la Petite Camargue, Lunel est desservie par l’A9 et par la D34, très fréquentée aux heures de pointe par les actifs qui rejoignent les deux agglomérations. Ce trafic pendulaire quotidien pèse dans les dossiers d’accidents de la circulation que traite le cabinet. Attachée à ses traditions taurines et à ses fêtes votives, la commune connaît par ailleurs des accidents survenant lors de manifestations camarguaises, qui relèvent de régimes de responsabilité spécifiques.
À 34 km, soit environ 41 minutes de Lunel dans l’Hérault, Maître Anne Gibelin vous assiste lors de l’expertise médicale, évalue l’ensemble de vos préjudices et défend vos intérêts face aux compagnies d’assurance comme devant les juridictions compétentes.
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